Ceci représente pour ainsi dire mon nirvanna, la compétition étant une part importante de TGA. Toutes les personnes impliquées avec TGA sont des pilotes, même si certains ont connu plus de succès que d'autres, il faut bien l'admettre ! J'adore la compétition ; OK, aujourd'hui je suis trop vieux et trop gros que pour vraiment avoir du succès, mais qu'importe ! Je roule en course depuis 1985, toujours sur des machines classiques. Avant cela j'ai participé à des épreuves de club et étais très impliqué en tant que commissaire de piste pour les courses sur route. Sur ma Ducati 450 Silver Shotgun, développée par mes soins en une machine plutôt performante, j'ai gagné plusieurs épreuves lors d'évènements du CRMC. Durant 2 saisons cette moto était la machine à battre dans la classe CRMC Production 500 ; elle m'a apporté de nombreuses victoires et une immense dose de plaisir. Je l'ai ensuite revendue à un pilote japonais qui, depuis, la pilote avec autant de plaisir que de succès. Lors d'une visite au circuit de Tsukuba pour le Grand Slam 1993, j'ai été ravi de voir qu'elle était toujours utilisée en course. J'ai également piloté une Laverda 750 SFC en course, machine sur laquelle j'ai remporté mon unique victoire en course ‘National' lors du meeting de Scarborough (connue comme étant la seule victoire en National sur une SFC standard, quelle renommée !). Cette victoire m'a permis de participer l'année suivante au Manx Grand Prix sur une Norton Manx de Ian Telfer. Une Metisse G50 et ma Ducati ex-usine actuelle ont suivi. C'est cette Ducati que je pilote encore maintenant, mais avec un succès inversement proportionnel à l'augmentation de mon tour de taille. Mon meilleur résultat international a été une victoire au Grand Slam de 1995 sur le circuit de Tsukuba (Japon) au guidon de la Seeley G50 de Mitsuhide An (préparée par Fred Walmsley, fournie par TGA), mais face à un plateau plutôt médiocre.
Depuis que j'ai eu la chance d'acquérir ma Ducati F750 ex-usine, je l'ai pilotée un peu partout en Europe avec comme points d'orgue personnels un tour à 90MPH au GP d'Ulster ainsi que le meilleur classement des Ducati ayant terminées le trophée des « 100 Miglia » à Monza. J'y étais associé à Graham Hurst durant une course qui s'est déroulée dans des conditions épouvantables; la pluie qui tombait dru n'ayant autorisé l'apparition d'un rayon de soleil que pour le passage sous le drapeau à damier. 
J'ai parfois, lorsque je n'avais pas la possibilité de rouler moi-même, sponsorisé l'un ou l'autre pilote sur cette machine, avec à chaque fois de bons résultats à la clé, bien meilleurs en fait que lorsque je suis à son guidon ! Comme, p.ex., avec Wayne Mitchell, second de Dave Pither, en IHRO F750 à Croix en Ternois après avoir dû ralentir le rythme alors qu'il était en tête suite à une fuite au joint de boîte de vitesse. Wayne a également qualifié la machine en pole position lors de la course IHRO à Chimay. Toujours à Chimay, Steve Carthy termine deuxième de la course d'endurance classique organisée en 1999. Cela prouve que lorsqu'elle est menée par un bon pilote, la machine reste compétitive dans les courses classiques actuelles. Tout ce qu'il me reste à faire est de perdre un peu de lest et de nombreuses années, ainsi ce pourrait même être moi qui gagne sur cette moto (dans mes rêves, du moins!) J'ai aussi, à mon échelle, sponsorisé feu Rob Holden lors de sa victoire au Singles TT sur sa Supermono et j'étais fier de faire partie de son équipe des stands lors de sa deuxième place l'année précédente. Le décès de Rob au TT de l'île de Man a été une grande perte pour tout ceux qui l'ont connu, ainsi que pour le monde motocycliste en général. Rob était un formidable ambassadeur du sport ainsi qu'un véritable passionné, aussi à l'aise sur une machine classique que sur une moderne. Je ne suis plus retourné au TT depuis lors, l'endroit ayant d'une certaine manière perdu de son attrait. J'ai également, par mes capacités de transport et d'homme à tout faire, aidé ‘Sports Motorcycles' et ses pilotes lors de leurs déplacements européens. Dans le même ordre d'idée, j'ai pu aider Alan Catchart lors de ses virées Ducati de par le monde. Deux expériences qui m'ont apporté de nombreuses joies et beaucoup d'amusement tout au long de ces années. En 1998, j'étais co-sponsor du pilote français Bruno Leroy. Les points d'orgue d'une année exceptionnelle pour Bruno ont été sa victoire au Manx Grand Prix 350 sur l'Aermacchi de Dick Linton et une victoire en IHRO 500 lors de l' Historic Dutch TT sur la Norton Manx d'Andy Molnar. Je suis très heureux d'avoir pu être l'instrument de la rencontre entre Bruno et des sponsors à la recherche d'un bon pilote et de lui donner ainsi l'opportunité de prouver sa véritable valeur. |